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vendredi, 19 mars 2010

Tournoi des VI Nations 2010 : dernier Acte, France-Angleterre, un crunch qui croustille...

"Messieurs les Anglais, tirez les premiers". Il est douteux que le Lièvre et son staff donnent pareille consigne aux Bleus au moment de fouler le pré dyonisien (aujourd'hui c'est culturel : histoire de France et géographie locale).

Ont-ils besoin d'ailleurs d'être motivés ?

La double perspective de battre nos meilleurs et plus fidèles ennemis et de remporter le premier Grand Chlem sous Saint Marc (le dernier remonte à 2004, Chirac était président et Raffarin premier ministre c'est dire si ça date, anouar el) doit suffire à porter à ébullition leurs boîtes craniennes. D'ici à ce que de la vapeur d'eau s'échappe des casques, il n'y a qu'un pas que franchiront allegriously les Beefs.

Les Bleus ayant déjà gagné le Tournoi 2010, les Beefs sont projetés vers un seul objectif : les empêcher de faire le Grand Chlem. Il est comme ça le Beef, il n'aime pas bien qu'on s'amuse avec ses jouets.

Il est vrai que pour les sujets de la Queen, nous ne sommes que de vulgaires bouffeurs de grenouilles, sales, puants et arrogants, à l'haleine chargée d'un improbable mélange de gros rouge qui tâche et de pastis, alimentés à la graisse de canard par intraveineuse, tandis que de nos doigts dégoulinants on s'enfourne dans la gueule des plaques de fromages aussi odorantes que  les pieds d'un pélerin en août sur les chemins de compostelle. Pétris de ces bonnes manières, les Froggies n'aiment rien tant que planter ces mêmes doigts dans l'oeil adverse, c'est une sorte de sport national expliquant le grand nombre de borgnes en France.

Pour le Beef c'est bien simple, on ne mérite pas de vivre dans ce pays de cocagne qui devraît être leur sans ce gnome de Duguesclin et la Pucelle.

C'est donc pour nous un énorme privilège que de disputer une partie de gonfle avec les nobles inventeurs du jeu. Le moins qu'ils puissent attendre de nous c'est de ne pas leur rendre trop pénible une victoire qui leur revient naturellement.

De ce côté du Channel, le Beef est un être étrange et déconcertant, ventru et arborant fièrement un marcel aux couleurs de son club à la première température positive. Il met un point d'honneur à porter sur son head un bob assorti au marcel, ce qui lui confère une so pittoresque silhouette, sans compter le flegme avec lequel short et bermuda à la gamme chromatique relevant du secret défense tiennent sur des fesses qu'aucun regard ne peut ignorer. Les bras aussi blancs que le cul d'une nonne berrichonne mais assez nettement moins tatoués, le Beef a pour la bière une passion ancestrale que n'égale pas celle du nourrisson pour le lait maternel mais tous deux ont en commun de brailler à la seule perspective d'en être passagèrement privés.

Le Beef est un sujet d'éternel questionnement, à la moindre éclaircie sa peau devient aussi rouge que l'idée que l'on se fait de l'enfer, le plus étonnant selon toutes les observations menées à ce jour et qu'il n'en souffre visiblement pas. Ignorant des diverses formes de protection solaire au point de nommer ombrelle un parapluie, le Beef agit comme s'il faisait là une ultime concession à d'antiques cultes solaires. Cet adorateur du Grand Disque Lumineux migre annuellement vers la Méditérannée pour en faire son pédiluve.

Un seul truc sauve le Beef, sa capacité d'invention. Redevables à jamais, on lui doit entre autres le pub et la mini-jupe.

Le bilan pourrait être équilibré si au final le Beef ne nourrissait pas this horrible manie chaque soir de victoires d'entonner des airs guerriers et paillards auxquels nos oreilles délicates ne pipent que dalle. Il faut bien convenir qu'à ce moment de l'histoire des Hommes, le Beef est haïssable pour l'éternité.

Alors de grâce les gars, pour cette seule et unique raison il vous faut gagner ! Le reste (la tactique, le jeu, les joueurs, le titre, la prime, la cuite...) on s'en fout.

Bien plus qu'un match de rugby, c'est un choc de civilisations.

Composition du XV contre l'Angleterre :

Poitrenaud (Stade Toulousain) - Andreu (Castres), Bastareaud (Stade Français), Jauzion (Stade Toulousain), Palisson (Brive) - (o) Trinh-Duc (Montpellier), (m) Parra (Clermont) - Bonnaire (Clermont), Harinordoquy (Biarritz), Dusautoir (Stade Toulousain, cap.) - Pierre (Clermont), Nallet (Racing-Métro) - Mas (Perpignan), Servat (Stade Toulousain), Domingo (Clermont)

Remplaçants: Szarzewski (Stade Français), Poux (Stade Toulousain), Chabal (Racing-Métro), Lapandry (Clermont), Yachvili (Biarritz), Marty (Perpignan), Malzieu (Clermont)

 

 

 

 
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