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mercredi, 02 février 2011

La revue des Trente : les moins Gros

Il fut un temps pas si lointain où existaient deux catégories de joueurs : les Gros et les Gazelles.

La remarque vaut sans doute encore en série, pour le reste la plupart des Gazelles sont devenues aussi grosses que des autruches (Traille, Jauzion, Rougerie...). Seul petit problème leurs courses d'attaque ressemblent aussi à celle d'autruches la tête encore piquée  dans le pré.

Quoi qu'il en soit, la liste des 14 arrières fait sans doute encore plus jaser que celle des Gros.

La charnière

On la connaît : Parra/Trinh-Duc.

Lors du dernier tournoi ils ont joué dans un fauteuil de tapissier, derrière un pack archi-dominateur, du coup ils se sont vus beaux, trop beaux. La tournée d'automne a ramené Parra a davantage d'humilité, comme on dit dans les monastères.

Mais le principal problème n'est pas là, il est - depuis trois ans quand même - dans la présence d'une moitié de demi d'ouverture, un quart d'ouverture en quelque sorte, nommé Trinh-Duc. Sa botte n'a rien à envier à celle de Sarah Bernhardt, son jeu au pied est à peine plus long que celui de ce pauvre Tattoo, attaché à son Ile fantastique.

Un 10 qui n'a pas de jeu au pied, c'est bien un quart d'ouverture.

L'obstination du Lièvre à en faire le chef d'orchestre de l'attaque tricolore alors que n'importe quelle fanfare de village n'en voudrait pas même à la grosse caisse dit assez la faillite des Bleus. Dans ces conditions, il faut arrêter de pleurer sur la faiblesse offensive des Bleus, ça a tout l'air volontaire, sans cela comment expliquer cette mode du Trinh-Duc ?

L'entêtement du Lièvre, digne d'un lapin nain monomaniaque, conduit à vider le poste de tout candidat sérieux.

Skrela ? le Lièvre lui a dit : "je te prends pour le Tournoi, mais ne compte pas sur la Coupe du Monde".

Si le discours a pour mérite la franchise, il est surtout complétement débile. Personne ne sait qui fera la doublure du quart d'ouvreur, une moitié de moitié de 10 donc, allant chercher facilement dans les 2,50 dans six mois.

Traille ? D'une nullité absolue contre l'Australie, telle qu'on est au-delà des mots, il peut occuper le poste pour nourrir les recherches d'un quelconque séminaire de psychologie comportementale ayant pour thème Du suicide sportif en milieu hostile. De toute façon, son poste est au centre et pas ailleurs, mais il est loin d' y être le meilleur.

Pour en revenir à la charnière, le retour de Yachvili ne se discute pas. Est-il forgé pour faire banquette ? Pas sûr ! Quoi qu'il en soit, en raison de son expérience, le Lièvre aurait du dès le départ s'appuyer sur lui, il ne l'a pas fait et le rappelle témoignant encore d'une inconstance proche du niveau indépassable d'un Laporte. Un brin de cohérence aurait voulu qu'il sélectionne à nouveau Dupuy, parti l'an dernier pour être n°1 à la mélée, s'il n'y avait eu cette fourchette totalement imaginaire.

Le retour de Yachvili est à ranger dans la catégorie encombrée du n'importe quoi - pourquoi révoquer ceux-là mêmes qu'on convoque à nouveau alors que les données sont inchangées - à côté de celui d'autres biarrots (tiens c'est bizarre), Marconnet, Thion et Traille.

Hier on ne les sélectionnait pas au motif qu'ils n'incarnaient pas l'avenir. Aujourd'hui on les prend pour jouer demain...

Au centre

Au centre de l'attaque, le doute plane sur le compagnon de Jauzion, alors forcément un aviateur s'impose : Mermoz.

Traille ? Oui, mais ça risque d'aller trop vite à l'aile. Bon ça va ,si on ne peut même plus rigoler.

Rougerie ? Marty ? Difficile de départager deux coffres à ballons, qui pourront sans mal se reconvertir dans une banque suisse ou à Fort Knox.

Il est vrai qu'on est plus à un foutage de gueule près, après la raclée prise face à l'Australie, on pouvait penser que les trois mannequins en mousse servant à Platoche à tirer les coups francs (Jauzion, Rougerie et Traille) resteraient à la remise à matériel avec les sacs à placage, les plots de toutes les couleurs, etc. Mais non le Lièvre reprend les trois, pourtant plus faciles à enrhumer qu'un horodateur.

Rougerie, il compte en faire quoi ? Au centre ? Pourquoi pas, mais avant on conseille au staff de revoir le match contre l'Australie. A l'aile ? Pourquoi pas,  seul petit problème il n'y joue plus en club. Pour la faire courte, Rougerie n'a rien à faire en Bleu, sauf chez les Schtroumpfs.

Forcément l'ombre des Bads Boys plane elle aussi  (Fritz, Bastareaud).

A la vérité, on s'en fout un peu des frasques des uns et des autres, les Beefs ont Tindall, les gallois Powel, et j'en oublie des tonnes, on peut faire aussi bien qu'eux.

Bon, Bastereaud a pris une praline de l'homme invisible, ça l'a perturbé certes, mais pas au point d'y couper l'appétit (un camarade de jeu notait avec justesse qu'il ressemblait de plus en plus à Arnold ou Willy, je sais plus, d'Arnold et Willy). Fritz n'aime rien tant que la frite et la frite, il reste que j'en connais pas beaucoup qui n'échangerait pas un baril de Rougerie-Marty contre un de Fritz-Bastareaud, que ce soit dans le Tournoi ou pour la Coupe du Monde. Qu'on ne vienne pas arguer de la méforme de Bastareaud, Fritz pète le feu tandis que Palisson et Marty font peine à voir en club.

Les ailiers justement parlons-en.

Le triangle offensif

On ne va pas longtemps tourner autour du pot comme la poule autour du couteau : l'absence de Malzieu est proprement SCANDALEUSE ! A chacun de ses matchs avec les jaunards, il est décisif, rageur dans ses courses, il reste debout en toute occasion et avance. Dans son rôle de pur ailier, il est devant tout le monde.

Comment se passer d'un joueur pareil ?

Au lieu de quoi on à Palisson.

Qui de la pointe sud d'Ushuaïa à l'extrême nord du Groëland peut dire à quand remonte son dernier bon match en bleu ? Te casse pas la tête, j'ai déjà demandé : personne.

On reproche à Malzieu d'être léger en défense.

1. Faut voir.

2. Même si c'est vrai, ça ne gène pas trop  le Lièvre d'avoir une moitié d'ouvreur qui n'a aucun jeu au pied.

Au contraire, lui qui fait les choses à moitié-moitié, il devrait être content d'avoir un ailier qui ne défend pas, ça irait même bien avec ses huit qui ne franchissent pas, ses centres qu'on confond avec des secondes pompes et plus largement avec un rugby hémiplégique qui a rapporté un mini-Grand Chlem. Sans compter que ça enrichirait  la salle des trophées d'ailiers qui ne défendaient pas ou bien peu : Costes, Estève, Lagisquet... Quant au plus grand joueur français de tous les temps, Blanco, on peut difficilement dire qu'il ait marqué les esprits gràce à sa science du placage.

Que l'on me passe l'expression, tout ça c'est de la couille en barres. Il faut se demander à quoi sert le comité de sélection ?

Visiblement il préfère avoir un polyvalent faible partout (Palisson), qu'un grand spécialiste du poste (Malzieu).

Le choix de Clerc, c'est du grand classique, quand il n'est pas sur la feuille de match on le regrette, quand il y est on se dit bof !

Toujours aux ailes, le Lièvre veut donner sa chance à Huget, pourquoi pas ?

Là aussi faut il voir. En défense, il est peut être supérieur à Malzieu, mais pour défendre en bout de ligne, il y a quand même un truc qui existe depuis pas mal de temps déjà, ça s'appelle je crois un troisième ligne aile. Info à vérifier quand même.

Tout n'est pas noir, avec enfin les sélections de Médard et de Poitrenaud (placé à l'arrière lui, alors qu'il a au centre un Rougerie dans chaque canne), on commence à tutoyer les sommets.

Salut comment tu vas Nana Purna ?

Rien d 'autre.

Arrières (14): Parra (Clermont), Yachvili (Biarritz),Trinh-Duc (Montpellier), Traille (Biarritz), Skrela (Toulouse), Jauzion (Toulouse), Mermoz (Perpignan), Marty (Perpignan), Rougerie (Clermont), Clerc (Toulouse), Palisson (Brive), Médard (Toulouse), Huget (Bayonne), Poitrenaud (Toulouse).

 

 

 

 

 
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